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Grande Consoude, Symphytum offinale L. Consoude officinale, Langue-de-vaches, Oreilles d'ânes
"Un cavalier s'approchait, il lui sembla immense et inquiétant. Grand, entièrement vêtu de noir, le visage mangé par la barbe et encadré par de longs cheveux noirs. Le cheval aussi était noir. Un fauconnier... se dit Pertulisane en voyant l'oiseau de proie, visiblement blessé à l'aile, perché sur son avant bras. "On m'a dit que vous étiez guérisseuse...Il faut m'aider, dit le cavalier en fixant Pertulisane de son intense regard bleu. "Venez après le coucher du soleil, je campe la-bas, près du petit bosquet. Venez... s'il vous plaît..." ... ... Quand elle s'approcha du feu, elle aperçu une femme, allongée sous une couverture, qui gémissait doucement. Elle n'avait aucun vêtement, juste quelques petites plumes éparpillées dans les cheveux. Pertulisane compris tout de suite qui elle était. Elle connaissait cette magie. La femme qui gisait devant elle, c'était l'oiseau de cet après-midi. "Aidez-moi..." gémissait-elle. Pertulisane, leva un instant les yeux et vit, juste à l'extérieur du cercle de lumière projeté par le feu, un grand loup noir. Elle le reconnut à son intense regard bleu. Elle se concentra sur l'épaule démise de la femme et appliqua les gestes que sa grand-mère lui avait appris. "Ca va faire un peu mal", dit-elle. Le cri de la femme se mêla aux grognements du loup. Sans se troubler, la guérisseuse prit dans son sac la bourse de cuir renfermant la poudre de racine de consoude et le mélangea avec de l'eau. Cet emplâtre, appliqué sur l'épaule meurtrie, l'aiderai à guérir plus vite... ...Il faisait jour depuis longtemps et Pertulisane avait repris sa route, après avoir regardé s'éloigner l'homme-loup et l'oiseau-femme, qui ne semblait plus souffrir. Le couple étrange ne quitta pas ses pensées de toute la journée. Quel interdit avaient-ils bravé pour qu'on utilise une magie aussi puissante pour les séparer de façon si cruelle ? Pertulisane, elle, n'avait que ses plantes pour soigner et regretta un instant de n'avoir pas plus de pouvoir pour soulager les misères du monde." [La légende de Pertulisane]
Le nom consoude vient du grec et signifie “qui aide à la soudure”… La “racine noire” était autrefois utilisée en décoction, en extrait, en distillat ou en poudre contre la toux et surtout pour soulager les ulcères d'estomacs. Elle régularisait aussi la circulation sanguine et la pression artérielle. En applications externes, sont emploi le plus courant, elle soulageait les hématomes, les varices et les plaies à cicatrisation difficile. Au moyen âge, elle entrait dans la composition de toutes les pommades destinées à soigner les fractures.
C'est une plante médicinale majeure qui entre encore de nos jours dans la composition de nombreux médicaments pour ses propriétés hémostatiques, anti-inflammatoires, astringentes, béchiques, cicatrisantes.
Un conte du moyen-âge met en valeur ses propriétés astringentes : Il rapporte qu'une servante, la veille de son mariage, s'était préparé un bain avec une forte décoction de consoude afin de retrouver sa virginité depuis longtemps perdue ; or, ayant omis de tenir sa maîtresse au courant du but essentiel de cette opération, celle-ci se plongea dans le même bain - l'eau était rare à l'époque - et obtint un tel résultat que son mari “ne fut pas médiocrement surpris de lui trouver une virginité retrouvée”….
Famille : borraginacées
Description : 30 - 100 cm. Vivace. Inflorescence en spirale, se déroulant lorsque les fleurs s'ouvrent, blanches, rouges ou violettes. Feuilles lancéolées, les supérieures décurrentes sur la tige. Toutes les parties vertes sont hérissées de poils épineux et raides.
Habitat : sols humides
Floraison : mai - juin

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